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Lettre ouverte parue au journal Le Devoir le 14 février 2020.
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/572957/culture-un-jeu-de-chaise-musicale-a-la-direction-du-conservatoire

Le 7 février dernier, la Fondation du Conservatoire tenait un événement à la Maison symphonique de Montréal afin de souligner le succès de sa première campagne majeure de financement. À cette occasion, de grands artistes d’ici, tels Marie-Thérèse Fortin, Yannick Nézet-Séguin, Patrice Robitaille, Marc Hervieux, Ève Landry, François Dompierre, Jeff Stinco du groupe Simple Plan et d’autres, ont bravé la tempête pour venir témoigner du rôle exceptionnel et unique joué par le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec dans notre vie culturelle. Toutes ces personnes ont relaté avec passion l’apport précieux de leurs professeurs dans la formation offerte dans les neuf établissements du Conservatoire répartis à travers le Québec.

Ces mêmes professeurs doivent toutefois constater avec désolation que le Conservatoire vit actuellement un problème de gouvernance à sa direction générale. Or c’est son conseil d’administration qui a la responsabilité de recommander au Conseil des ministres la personne devant occuper le poste de directeur général ou de directrice générale du Conservatoire. Depuis 2014, en comptant les intérims, cinq personnes s’y sont déjà succédé. C’est trop pour permettre d’établir la vision à long terme que mérite notre institution.

De plus, la plupart de ces personnes, provenant d’autres milieux que ceux du théâtre et de la musique, ont pris au moins une année pour se mettre au parfum des réalités particulières de ce secteur artistique spécialisé. Il semble aussi que le conseil d’administration, lors des ouvertures de postes, ait rejeté certaines candidatures prestigieuses et visionnaires pourtant issues du milieu.

Quant à la dernière directrice générale en date, elle est restée en poste moins d’un an. Les professeurs ont appris en effet le 6 février dernier, par un communiqué laconique, que celle-ci était remplacée par l’actuelle directrice administrative du Conservatoire, mais dont le mandat comme directrice générale prendra fin en juin 2021 !

Ce jeu de chaise musicale va donc se poursuivre, mais jusqu’à quand ? Dans le même temps, on observe une instabilité et un roulement constant de personnel administratif à tous les échelons de la direction générale du Conservatoire.

Dans cette atmosphère de portes tournantes, les professeurs du Conservatoire tiennent le fort malgré tout, en remplissant leur mission avec dévouement et constance. Ils ne devraient pas, en toute justice, avoir à payer le prix de cette situation anormale et devraient avoir le droit d’apposer enfin leur signature sur le renouvellement de leur convention collective, qui traîne en longueur depuis 2015. Mais de l’autre côté de la table, assis devant eux, qui tient la plume ?

En 2014, Mme Hélène David, ministre de la Culture d’alors, avait rappelé à l’ordre le conseil d’administration du Conservatoire qui, ayant accumulé un déficit considérable, voulait mettre la clé sous la porte de cinq établissements du Conservatoire sur les neuf existants.

Nous demandons maintenant, comme représentants élus des 227 professeurs du Conservatoire, à la ministre actuelle de la Culture et des Communications, Mme Nathalie Roy, d’intervenir auprès du conseil d’administration du Conservatoire afin que celui-ci prenne les mesures nécessaires pour assurer à cette grande institution québécoise une gouvernance stable et à la hauteur de son prestige.

Marc Fortier et Jean Vallières

Représentant des professeurs du réseau des conservatoires au Conseil exécutif du SPEQ, et président du Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ)

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate


Dépôt des offres gouvernementales du 12 décembre 2019 : DES OFFRES JUGÉES NETTEMENT INSUFFISANTES PAR LE SYNDICAT DES PROFESSEURS DE L’ÉTAT DU QUÉBEC

Montréal, le 19 décembre 2019 : Le Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ) juge totalement insuffisante l’offre d’augmentation salariale de 7% sur cinq ans proposée par le gouvernement du Québec le 12 décembre dernier. Elle est nettement inférieure à l’inflation anticipée, ce qui aura pour effet direct d’appauvrir les professeurs, tout en accentuant l’écart déjà considérable entre la main-d’oeuvre du secteur public et celle du secteur privé.

Par ailleurs, les offres n’abordent pas de nombreuses questions prioritaires pour les professeures et professeurs du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) et de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA). Comme un dépôt ultérieur a été annoncé, le SPEQ demeure en attente quant aux réponses à ses demandes concernant notamment la précarité d’emploi, la charge de travail et l’autonomie professionnelle.

Des demandes claires de la part du SPEQ
Parmi les quelque 550 professeures et professeurs de francisation du MIFI, près de 80% sont des occasionnels, la plupart d’entre eux étant dans les faits des sous-occasionnels, puisqu’ils n’ont aucune sécurité d’emploi ni reconnaissance de leur ancienneté, en raison d’une dérogation aux règles d’embauche de la fonction publique obtenue par le ministère de l’Immigration en 2007 et qui prévaut encore aujourd’hui.

Bien que le gouvernement du Québec prétende que la francisation est une priorité nationale, et que des sommes considérables soient consacrées en postes permanents d’encadrement, les professeurs demeurent les laissés pour compte de ces millions investis. Est-il pensable qu’on ne soit pas en mesure d’accorder le statut de permanence à ce personnel enseignant compétent et dévoué qui oeuvre en première ligne de l’intégration à la société québécoise des personnes immigrantes?

Dans le même ordre d’idées, trop de professeurs des deux campus de l’ITA, l’un à Saint-Hyacinthe et l’autre à La Pocatière, sont encore des occasionnels engagés par semestre, qui travaillent plus d’heures pour un salaire annuel moindre que s’ils enseignaient au Cégep. De plus, ils ne bénéficient pas d’une autonomie professionnelle égale à celle de leurs collègues des Cégeps, surtout quant à la participation au processus de prise de décision dans les questions d’ordre pédagogique. L’actualité des derniers mois, suite aux événements entourant un lanceur d’alerte du MAPAQ, a pourtant démontré qu’en matière de savoir, et particulièrement dans le secteur agroalimentaire, l’espace de liberté académique devrait être perçu comme un élément essentiel au bien-être de toute la population.

Le SPEQ entend, à travers la présente négociation, défendre les professeurs avec détermination, ouverture et ténacité, et ce faisant, il a la conviction de contribuer au mieux-être collectif du Québec.

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Source : Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ)
Renseignements : Elizabeth Hallée-Lamarche ehlamarche@tactconseil.ca 418 812-7902

Chères et chers collègues, il est de mon devoir comme président du SPEQ de vous aviser d’une situation à laquelle vous pourriez être confrontés(ées) dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

On nous rapporte en effet que des gens de la FNEEQ- CSN ainsi que de la CSQ abordent des professeures et des professeurs du MIFI, soit sur leur lieu de travail, ce qui est contraire à la loi, ou même à leur domicile, en leur expliquant que le SPEQ n’est plus représentatif et qu’il faut changer de syndicat.

Ne soyez donc pas surprises ou surpris si l’on vous interpelle à l’improviste dans le but de vous passer ces messages.

Votre syndicat a donc fait parvenir une mise en demeure aux autorités du MIFI afin que celles-ci fassent respecter l’article 5 du Code du travail qui stipule que : «Personne ne peut, au nom ou pour le compte d’une association de salariés, solliciter, pendant les heures de travail, l’adhésion d’un salarié à une association.»

Si vous êtes témoins d’une violation de cet article du Code du travail, n’hésitez pas à communiquer avec le bureau du SPEQ.

N’oubliez pas que le SPEQ est le seul syndicat accrédité pour vous représenter devant l’employeur et défendre tous vos intérêts professionnels.

Quant aux deux grosses centrales syndicales, elles se combattent entre elles en utilisant plusieurs de leurs cadres avec pour mission exclusive de vous «marauder». Pour ce faire, elles se servent de l’argent des cotisations de leurs membres, ce qui contribue au fait que leur taux de cotisation est beaucoup plus élevé que celui du SPEQ, qui lui ne «maraude» personne.

Mais le SPEQ, quant à lui, où en est-il?

·        Contrairement à certaines prétentions, il demeure le syndicat le plus fort au MIFI, et de loin. La CSQ est minoritaire, et depuis cet été, elle recule, puisque des dizaines de signataires de cette centrale nous reviennent, en observant le travail que nous accomplissons et en nous rencontrant lors de vos assemblées de sections locales auxquelles madame Aline Gagnon, votre représentante réseau et moi-même assistons systématiquement. Quant à la CSN, elle n’est vraiment pas significative dans le portrait global.

·        La force du SPEQ réside essentiellement dans l’implication et l’engagement personnel des militantes et militants œuvrant dans les exécutifs des sections locales. Ce côté participatif fait en sorte que toutes nos présidences locales se dévouent dans un but de mobilisation syndicale et de défense des intérêts des membres.

·     Le SPEQ est un syndicat d’environ un millier de membres, il est donc à dimension humaine et peut ainsi répondre aux besoins individuels de chacun et offrir un service rapide et personnalisé à ses membres. Il vous connait et vous représente avec indépendance et conviction. C’est notre unité qui fait notre force de négociation.

Madame Aline Gagnon, votre représentante, vous a fait parvenir récemment nos demandes syndicales pour la prochaine négociation. Si vous en avez pris connaissance, vous constaterez qu’une des principales priorités est la mise en place d’un processus automatique de régularisation après deux années de service continu, ceci pour tous les occasionnels. Finie cette incertitude constante à chaque renouvellement de contrat. De nombreuses autres demandes sont destinées à changer pour le mieux les paramètres de votre vie professionnelle.

Chères professeures et chers professeurs du MIFI, la situation politique actuelle fait en sorte que la francisation est au cœur des activités de notre vie collective. Ceci démontre que vous avez un pouvoir de négociation exceptionnel. Le SPEQ sera là avec vous pour que nous nous battions ensemble avec détermination, afin d’obtenir de meilleures conditions de travail pour chacune et chacun d’entre vous!

Jean Vallières
Président

Communiqué du SPEQ à propos de la marche du 27 septembre 2019 

 

La situation actuelle d’urgence planétaire créée par les changements climatiques interpelle chacune et chacun d’entre nous et nous oblige à des efforts de conscientisation et d’action.

Le SPEQ, comme organisation syndicale représentant près d’un millier de professeures et professeurs œuvrant dans quatre secteurs d’enseignement reliés à des ministères, soit l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec (CMADQ), ainsi que le Ministère de l’immigration, de la francisation et de l’intégration (MIFI), ne peut qu’appuyer sans équivoque le mouvement de marche pour le climat du 27 septembre prochain.

De plus, c’est à partir d’une vision à la fois citoyenne et éducative qu’il est important pour nous d’accompagner de diverses façons la démarche de nos étudiantes et étudiants qui demandent des actions de nos élus et décideurs afin d’inverser les perspectives environnementales menaçantes, ceci tant pour nous que pour les générations futures. Cet accompagnement peut très bien toutefois s’inscrire dans les paramètres fixés par les ministères et organismes cités plus haut.

Au nom du Conseil exécutif du SPEQ,

Jean Vallières

Président